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Publié par Silly Cassin

#prixdeslecteurslivredepoche2017

#prixdeslecteurslivredepoche2017

557 pages de plaisir (au format pocket)

Ce livre, c'est 3 romans en 1! 3 histoires, 3 personnages, 3 destinées.

Comme un tableau, Laura Barnett nous livre 3 possibilités, en fonction d'un simple choix, au point de départ: Eva, en couple avec David, jeune acteur prometteur, se rend en cours à vélo, et crève sur le bord de la route. Elle va faire connaissance de Jim, et Cupidon va décocher sa flèche.

3 orientations possibles: la 1ère, Eva choisit de tout quitter pour partir avec Jim, la 2nde, Eva ne fait même pas attention à Jim, et il sort de sa vie avant même d'y être rentré. La 3ème, Eva choisit Jim, puis retourne avec David.

Le livre se déroule ainsi, moyennant quelques changements dans chaque histoire (petits détails tels que le nom du roman que lit Jim à leur rencontre, les prénoms et les sexes des enfants, ...).

Nous suivons ainsi la destinée de ces 3 personnages: Eva (écrivaine), David (acteur), Jim (peintre), de leurs rencontres, à leurs mariages, leurs séparations, les naissances des enfants, des petit-enfants, ... et ainsi de suite du commencement de leur vie d'adulte à leur 3ème âge.

On n'échappe pas à son destin. Il faut composer avec les caractères, les jalousies, les choix cornéliens, des uns et des autres.

Nous découvrons aussi à la fin du roman, l'explication du choix du titre "Quoi qu'il arrive". La création artistique, en fonction de sa matière, peut vouloir dire exactement la même chose, sur des supports différents. En fonction de sa sensibilité artistique, on la comprendra mieux d'un façon plutôt que d'uen autre...

Mon avis:

Au début, la gymnastique n'est pas évidente: savoir dans quelle histoire on se trouve e, fonction du choix qui a été fait. Puis on se prend au jeu, et on dévore le livre car on veut savoir ce qui va arriver. Le suspense dure 3 fois plus longtemps car on a droit aux 3 tableaux pour chaque moment de leurs vies.

Les personnages sont attachants, émouvants, l'histoire de leurs parents également. On se prend d'affection pour tous et on a presque l'impression ils font partie de notre vie, de notre univers.

C'est tellement réaliste, bien écrit, palpitant, émouvant. L'auteure, Laura Barnett réalise une vraie prouesse par le style adopté. Une leçon d'espoir: les liens spirituels sont plus forts que les liens physiques et l'amour est vraiment une réaction chimique. Il vous tombe dessus sans prévenir, et quels que soient les choix opérés. Quand l'amour existe, il survivra toujours, jusqu'à la mort et même au-delà.

Petit point négatif: on a l'impression que malgré tout, on ne peut pas échapper à la faiblesse volage des hommes. 

Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré, et c'est ce roman qui aura mon vote pour la sélection de Juin du "prix des lecteurs Livre de Poche 2017". Je vous souhaite de vivre d'aussi bons moments que j'ai pu en avoir à sa lecture qui se passe majoritairement en Angleterre (Cambridge, Londres, les Cornouailles) mais aussi New-York, Paris et l'Italie (Rome).

Résumé à la Cassin:

"Je pense à la Caverne de Platon, à cette terrible idée que la plupart d'entre nous passons notre vie le dos tourné à la lumière, à observer les ombres sur les murs... A bien y penser, le 1er dîner organisé dans leur nouvelle maison; elle se sent ridiculement adulte... Assez bon pour qui Eva? L'essentiel est que ce soit assez bon pour vous.  C'est probablement, dans toute sa simplicité, la chose la plus intéressante qu'on lui ait jamais dite... L'homme dont elle est tombée amoureuse, avec ses ambitions démesurées, son désir débordant de peindre, de faire tenir le monde dans le cadre de sa propre vision, s'efface sous ses yeux... C'est un combat de créer quelque chose qui vaut vraiment la peine, il faut que tu t'accroches. N'abandonne pas! ... Jim s'est habitué dans les Cornouailles, à ne pas se censurer. C'est une des règles de la maisonnée, cette candeur. Howard n'a pas de temps à perdre avec ce qu'il appelle "le raffinement petit-bourgeois"...Bel homme, son visage est vif, expressif, éclairé par la confiance d'un homme qui a trouvé sa place dans le monde mais reste disposé à se laisser étonner...Elle voyait presque Ernest Hemingway lui taper sur l'épaule, secouer la tête et lui dire "Vous croyez pouvoir écrire une phrase vraie, n'est-ce pas madame? Sauriez-vous seulement en reconnaître une si elle vous mordait la jambe?"... La meilleure mère n'était peut-être pas, contre toute attente, celle qui protégeait ses enfants, mais celle qui était franche, heureuse, fidèle à sa personnalité et à ses propres désirs... "Avec la sculpture on ne crée pas à partir de rien. On ne fait que tailler ce qui est déjà là".(Rodin).. "l'exercice guérit de tout". Ce n'est pas vrai, cela n'avait pas guéri Eva. Cela n'avait fait que redistribuer la douleur dans son corps".

 

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