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Mise en scène de Nicolas Briançon

Mise en scène de Nicolas Briançon

C'est au Théâtre de la Madeleine, rue de Surène dans le 8ème, que l'on peut retrouver la nouvelle pièce de Philippe Lellouche.

Après, entre autres, "Le jeu de la Vérité" (1 et 2), "Boire, fumer et conduire vite", 'L'appel de Londres", c'est avec joie que l'on retrouve la petite bande.

Certes Vanessa Demouy manque à l'appel (et pour cause), mais brillamment remplacée par Noémie Elbaz, tout aussi brune, physique mannequin et fashion victim.

Notre trio infernal: Philippe Lellouche, Christian Vadim et David Brécourt, est toujours bien là, avec les mêmes traits de caractères et donc la même façon de jouer. Philippe est toujours aussi décontracté, fumant sur scène, mais rongé de l'intérieur; Christian oscille entre l'adolescent attardé et l'âme charitable toujours prête à venir au secours affectif de ses amis, David, le dandy chic et cultivé.

Le pitch:

Alors que le 4ème de la bande (Max?) vient de mourir, les 3 amis se retrouve après les obsèques dans la maison de campagne de celui-ci, en compagnie de la veuve (pas vraiment joyeuse, pas vraiment triste non plus).

Come-back dans les souvenirs, les bons et mauvais moments, interrogations sur la vie, les choix, les rêves, réalisés ou pas... Le coming-out de l'un des leurs, amoureux de l'un des leurs... 

Mon avis:

Philippe Lellouche sait manier l'humour et la réflexion sur les sentiments, les choix de vie, ce qu'on n'a pas fait, ce qu'on aurait dû, ce qu'on n'ose pas... L'importance des amis pour nous pousser, nous donner confiance, nous soutenir, nous porter, dédramatiser...

Les acteurs sont géniaux, ils réussissent parfaitement à se renouveler tout en les retrouvant tels qu'on les avaient laissés. C'est une pièce actuelle à l'humour d'aujourd'hui. Philippe Lellouche écrit et joue comme il respire, la scène est sa maison, ses partenaires sont ses potes. On a parfois l'impression qu'il est lui-même et nous raconte sa propre histoire (que l'on peut régulièrement suivre dans la presse people).

Un fou rire des plus cocasse grâce au "PQ" en guise de "le passé c'est le passé", un vrai bon moment de vérité et de fraîcheur.

Toutefois sur cette pièce, le sniper de l'humour n'est pas présent dans toutes les scènes, des petits moments longs sans émotions, on a parfois l'impression que Noémie Elbaz est plus dans la narration que l'émotion. Mais avec un peu de musique et quelques pas de danse (une magnifique exhibition de David Brécourt est à mentionner), on rit, on se détend, on plonge avec eux dans ce moment suspendu.

Un bon moment, une pièce à voir quand on recherche à rire et s'évader, mais pas ma préférée de l'auteur-comédien. Pour le moment, aucune n'a détrôné "le jeu de la vérité 2" pour moi.

J'irai forcément voir la prochaine, car j'adore cette bande de potes, qui est presque la mienne à force de les voir sur scène.

 

Tag(s) : #theatre, #comédie, #contemporain;

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