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Aux éditions Calmann-Lévy et Le Livre de Poche

Aux éditions Calmann-Lévy et Le Livre de Poche

Quoi de mieux qu’un bon livre pour s’évader et voyager en ces temps difficiles de confinement (2.0)? On peut y ressentir les odeurs, les couleurs, les musiques, les langages, visualiser les paysages, les personnages, vibrer, s’émouvoir... merci les livres et les auteurs de nous faire ces beaux cadeaux. Merci notamment Monsieur Richard C. Morais et votre roman «Les recettes du bonheur ».

Quant à vous, amis lecteurs, peut-être le connaissez-vous déjà via le film éponyme de Lasse Hallstrom avec la fabuleuse Helen Mirren, sorti en 2014 versus 2010 pour le roman?

L’histoire:

Hassan Haji  est un jeune garçon né à Bombay d’une famille unie et clanique. Son destin est scellé dès sa naissance. Ses narines et papilles sont éveillées aux douces effluves d’épices et des plats typiques indiens préparés par son grand-père dans le restaurant familial situé juste au-dessous de sa chambre.
A la mort de sa mère, son père décide de s’éloigner de Bombay et même de l’Inde, trop chargée en souvenirs et trop douloureux, et d’expatrier toute la famille à Londres, où ils retrouvent des cousins. Alors qu’Hassan est en pleine adolescence, l’âge des premiers emois,  son père fait de grands projets industriels pour importer la culture culinaire indienne en Angleterre.
Puis nouveau départ et direction: La France!!  La Savoie, ses montagnes, son air frais, son climat rude pour qui n’est pas habitué. Et la découverte de sa passion, sa voie professionnelle, qui le conduira enfin à Paris.

 

Le débrief:

Ce roman est le parcours d’un jeune homme, passionné de cuisine, et qui travaillera dur pour pouvoir exercer pleinement son art et son talent. Il a la chance de venir d’une famille aimante, soudée et d’être issu du milieu culinaire, un enfant de la balle en quelques sorte. Ses origines et ses voyages vont être un atout considérable dans sa créativité. Mais pour bien se réaliser, il faut apprendre à tout désapprendre. C’est ainsi que Madame Mallory, au « Saule Pleureur » va lui inculquer les fondamentaux de la cuisine traditionnelle française. De la théorie, beaucoup, des recettes à apprendre par cœur, et de la pratique. Mais elle va aussi lui ouvrir les yeux sur la réalité du métier. Il faut se lever tôt pour aller au marché, être le premier pour choisir les plus beaux légumes, poissons, morceaux de viande... être original pour se démarquer de la concurrence mais ne jamais renier sur les fondamentaux : la perfection des sauces, des associations, du dressage et du service. Une école de la vie. Il faut travailler dur, sans jamais s’essouffler sans jamais rechigner, pour espérer recevoir un jour le graal, la reconnaissance des pairs, ... une étoile ! Et c’est l’engrenage pour toujours la conserver et en décrocher une autre etc...

Le roman aborde différents angles. L’intégration tout d’abord. Quand on arrive dans un pays avec des coutumes très différentes à divers niveaux (éducation, mode, musique, accent, nourriture, ...), on attire la défiance des gens pétris de clichés. Il faut savoir s’intégrer, rassurer, faire les premiers pas, acquérir la confiance... pour convaincre et se faire accepter. L’auteur a très bien su dépeindre ceci aussi bien au Royaume-Uni que dans ce petit village de montagne français.

Mais il aborde aussi l’angle de l’exigence de l’art. Si l’on veut réussir, il faut faire des sacrifices. Travailler avec acharnement, manquer de sommeil et de sa famille, faire l’impasse sur une vie personnelle et amoureuse. Un artiste est seul. Même entouré des siens, il est seul. La pression est énorme : la concurrence, les échéances, les emprunts, les guides, ne pas décevoir, savoir se moderniser, se réinventer sans oublier l’essentiel, les BASES.

L’auteur décrit avec brio l’ascension et la chute d’un restaurateur de talent, ami proche d’Hassan. On pourrait croire qu’il s’agit de l’histoire de Bernard Loiseau; célèbre chef cuisinier qui a mis tragiquement fin à ses jours.
Quand le don est là on ne peut pas le renier. Même si Hassan avait rêvé d’une autre vie, plus paisible, et fonder une famille, il n’aurait pas pu. C’est son talent qui a dirigé sa vie, à ses dépens.

 

 

 

Tag(s) : #roman, #Succès, #cinéma, #contemporain, #littérature

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