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Publié par Silly Cassin

"Profession mannequin" de Ines de la Fressange

Ines, tout le monde la connaît, et tout le monde l'adore! Icône de la mode, elle a révolutionné l industrie et dépoussiérer les codes. Dans ce récit autobiographique, elle revient sur son parcours, de sa naissance à ses 45 ans. Sans triche, sans fard, avec beaucoup d humour et d humilité!

La grande sœur, la meilleure copine, la boss qu adorerait avoir.

Itinéraire d une enfant gâtée par la mode.

Petit résumé des meilleures feuilles (clin d œil au logo de sa marque):

"le samedi soir, mes parents organisaient de grandes tablées où se côtoyaient des gens comme lady Bigoudi, coiffeuse à St-Tropez, et Jacques Lacan... J entendais parler de Patou, Balmain, Nina Ricci. Pas de Chanel qui s adressait à des femmes plus intellectuelles, non à des bourgeoises mondaines... On sent instinctivement qu on n'a pas son mot à dire. Ç est un peu étrange d avoir à se mettre tout de suite en petite culotte devant des gens qu on n'a jamais vus... On a l impression d être la seule à compter alors que la lumière, le fond, la proportion, le cadrage font aussi la photo... Les filles qu on voyait dans les magazines ne défilaient jamais. Ç était plutôt mieux de faire des photos dans les magazines et défiler avait un côté désuet. Ç est Jerry Hall qui a commencé à faire les 2. Dans l esprit de Jean-Jacques Picart j étais la Parisienne, avec son humour et son franc-parler. D après lui j avais un côté aristocratique dégingandé, j incarnais l élégance française... Je ne veux pas paraître médisante mais on ne sait pas pourquoi il y en a une qui sort du lot. Je sortais du lot pas parce que j étais mieux, mais parce que j étais différente. .. Le déclin dans la culture grecque a commencé à partir du moment où est apparu le regard. Or un visage dans regard est un visage sans expression, glace, irréel. La beauté est donc liée à la divinité, au tragique, à la tristesse... Popy Mireni était connue pour ses collerettes. Elle faisait beaucoup de vêtements inspirés de Pierrot et de la Comedia dem Arte...sous mes yeux je suis un peu gonflée. On peut tricher avec le maquillage: il faut dessiner un trait noir pour effacer le côté bombe. Si l on fait disparaître cette petite poche sous l œil, je suis contente, mais la photo est beaucoup plus forte du, justement, on la voit...  J avais vraiment une admiration pour le personnage (Karl). Il est surdoué, rigolo et très intelligent... J ai compris par la suite qu il fallait toujours rester dans la légèreté, ne pas trop en faire, ne pas faire trop d interprétations, ne rien révéler... Ce n est pas le travail qu'on admire, Ç est la chance, l aura, la grâce, le charisme.... Ce qui marchait, c est ce qui me plaisait vraiment. J aimais mélanger des formes très sportives avec des matures sophistiquées...".

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